Jeudi 28 mai 2009

Quel épuisement ce fut. Emballage des œuvres, transport, déballage sur le stand, accrochage… Ensuite, présence pendant 4 jours à raison de 12 heures par jour. Assis, lecture en attendant le visiteur et hop soudain debout pour accueillir…


J’ai lu pendant ce salon un livre de circonstance : « La brève et merveilleuse vie d’Oscar Wao » de Junot Diaz édité en français aux éditions Plon. Les visiteurs qui ont vu le titre m’ont félicité, un roman dominicain qui a obtenu le prix Pulitzer. C’est en effet un super bouquin, les critiques en ont parlé récemment en France. Foncez le lire, il est génial, drôle et instructif.

Cocktail d’inauguration de la galerie sur le stand, plus d’une soixantaine de personnes sur un stand de 30 m2, de la folie.

Démontage du stand, re-transport, etc. Bref, c’est dans ces moments bien précis que l’on note l’effet des années sur le métabolisme.

Hélène + Olivier devant un tableau de Mayí

Notre objectif a été atteint, nous n’avions pas envisagé de ventes pour cette première et nous n’en avons pas fait. Par contre plein de superbes contacts que nous travaillons pour les décider et qu’aussi nous gardons en réserve pour la prochaine exposition dans la galerie.


Sur l’ensemble des galeries, elles ne sont pas nombreuses à avoir fait des ventes et si elles ont eu lieu ce ne sont que pour des petites sommes. Les dominicains n’ont pas encore l’habitude d’acheter sur un stand, d’où l’intérêt de la relance ensuite. De plus les œuvres présentées sur notre stand n’étaient pas à bas prix, la moins chère tournait autour de 3.500 UD$.
Mais voilà, nous l’avons fait, nos artistes sont fiers d’être représentés par H+O apartgallery, nous sommes reconnus dans le monde de l’art en République Dominicaine, il nous reste à continuer à travailler de façon à ce que la crise économique terminée nous puissions bénéficier de nos efforts.


José Almonte et H+O                       Juan Mayí, José Almonte, H+O et autres artistes
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Communauté : Les Troqueurs d'Art - Recommander

Mardi 26 mai 2009
Distances
Acrylique sur lin
158 x 133 cm


Je vis dans un pays ensoleillé, mais depuis presque 2 semaines le soleil est caché à cause d’une onde tropicale de grande envergure. Il n’a pas arrêté de pleuvoir, des pluies parfois diluviennes, les alertes à inondations ont été lancées et dans ce pays ce sont encore les pauvres qui trinquent.

Puisque le soleil se planque, je sors mon dernier travail achevé : « Distances », ce tableau a été terminé le jour où j’étais exténué, de mon retour de voyage. J’avais travaillé la dernière couche de fond jaune, l’idée me trottait dans la tête depuis longtemps, je savais où je voulais en venir.

Lors d’un week-end à Playa Las Galeras, à l’extrême nord-est de la République Dominicaine, je suis tombé sur une plage de sable épais. Très épais. Ce sable est un concassé de coquillages qui n’a pas été affiné par les vagues car la barrière de corail affleure et qu’aucun roulis ne vient moudre le sable. Il y a même des mini coquillages intacts que j’ai ramassés à pleines mains. En faisant cela je savais déjà que je mélangerais le tout à des pigments jaunes et à la base acrylique. J’ai pu ainsi obtenir une matière à la fois très granuleuse et fort lumineuse, car le sable était bien blanc. Bien évidemment j’avais au préalable rincé plusieurs fois le sable à l’eau douce pour ôter le sel qui risquait de faire oxyder les pigments par la suite.

Comme le fait Miquel Barceló, j’ai préparé une soupe bien épaisse que j’ai appliquée grâce à une truelle de plâtrier en faisant des gestes déterminés et à la fois incontrôlés.
La photo, en cliquant dessus, laisse entrevoir les épaisseurs…
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Communauté : Ecriture et culture - Recommander

Jeudi 21 mai 2009

Nous y sommes, le stand de la galerie H+O apartgallery est monté (voir photos du montage), la FIART Santo Domingo 2009 a été inaugurée hier soir. Ce matin nous attaquons notre premier jour de représentation sur le stand.


Nous avons collaboré en équipe, avec les artistes, autour de ce projet. Le stand est superbe et nous sommes très fier de l’allure de notre espace.



Nous avons eu pas mal de stress ces derniers jours, surtout quand notre ami Ramia nous a annoncé ce week-end qu’il souhaitait revoir en profondeur son contrat de collaboration avec la galerie. Nous n’avons pas réussi à nous mettre d’accord sur les nouveaux termes du contrat et avons donc décidé de l’annuler. Ce qui fait qu’il n’est pas sur le stand, il a fallu tout revoir au dernier moment.
Mais voilà, cela se passe bien finalement, les deux artistes restant Juan Mayí et José Almonte vont occuper tout l’espace.

Reste à voir comment vont se dérouler ces 4 jours. Demain cocktail sur le stand avec les artistes, les collectionneurs et la presse pour l’inauguration de la galerie. Le site est en ligne, voir lien en haut à droite de ce blog.

Je vous laisse, je file sur le stand…


Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Communauté : l'art pour tous - Recommander

Dimanche 17 mai 2009
Métisse (face et dos) - Version finale
acrylique sur toile
122 x 264 cm

Cela fait un bon bout de temps que ce tableau est fini, j’attendais que le photographe passe pour le shooter. Cela me paraissait important d’attendre la photo du professionnel de manière à ce que toute la puissance de ce travail soit mise en avant.

Lors de l’article «Retrouver le rythme », je vous avais présenté ce diptyque, pensant qu’il était terminé. Mais cela n’allait pas. Le fond bleu uni qui lie les deux phases de cette présentation était trop simpliste par rapport au message. L’effet de revirement du coquillage « symbolique » n’était pas évident, le mouvement n’y était pas. Je suis resté bloqué un moment sur ce fond, j’ai cherché, j’ai même à un moment tout gâcher. J’ai laissé reposer, je me suis remis en question, j’ai tournicoté autour de ce tableau. Je savais ce que je voulais, mais n’osais pas me lancer par peur de le perdre.
J’en ai parlé avec Juan Mayí, il m’a guidé, jamais il n’a touché au tableau. C’était drôle car il s’approchait, me parlait et jamais n’a osé poser sa main dessus, c’était génial, du pur respect.

Ce tableau est enfin fini, ma signature y est apposée. Il évoque la relation psychologiquement sexuée entre l’enfant mâle et sa mère. L’angoisse face au risque de l’inceste dont parle Boris Cyrulnick dans son livre « Les nourritures affectives ». La distance qu’il est nécessaire de prendre et que le père, ou le beau-père, établi en écartant l’enfant de sa mère au fur et à mesure qu’il grandit.


Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Communauté : blog art - Recommander

Lundi 11 mai 2009
Juan Mayí
"serie memoria sígnica" - 2007
huile sur toile
128x168 cm

Il y a un projet qui mûrit depuis un bon bout de temps et dont je ne vous ai pas encore parlé. Ma femme, Hélène, est en train de monter sa galerie d’art. J'aurai l’occasion de la présenter plus en détail dans un prochain article, quand son site Web sera complet et qu’il sera présentable au public.

Ce projet a provoqué des contacts forts intéressants dans le monde de l’art, et tout particulièrement ici en République Dominicaine. Le hasard a voulu, bien que le hasard n’existe pas, que nous ayons vent par Ramia (notre jeune artiste fétiche) de la première Foire Internationale d’Art – FIART – qui aura lieu à St Domingue en mai 2009.
Après être allé le rejoindre à la conférence de presse, qui eut lieu en début d’année, Hélène prit très vite la décision d’ouvrir la galerie à l’occasion de cet événement majeur. Je passe les détails, hauts et bas qui ont ponctué ce projet, mais, en final, il s’avère qu’Hélène aura un très beau stand de 30 m2, au cœur de la Galería de las Bellas Artes de Santo Domingo du 20 au 24 mai (voir lien en haut de ce blog).

Jose Almonte
"no lo entiende - serie la casa de Annie Paola" - 2009
mixte (encre, acrylique, caryon, cire) sur papier Arches
Poliptique de 4 pièces
127x168 cm

Le projet n’avait de sens que si elle pouvait réunir des artistes de très bonne qualité et complémentaires de surcroît. Juan Mayí, « el Maestro » était partant pour signer avec Hélène. Ramia a rapidement vu la fantastique opportunité de ce projet. C’est d’ailleurs par lui que tout est arrivé, ses contacts avec une des organisatrices a été un point déterminant du projet.

Il manquait un 3ème artiste. N’étant pas prêt à m’exposer je ne me suis jamais inclus dans cette idée. Nous avons donc travaillé, avec un très bon contact que j’avais à St Domingue, un ancien galeriste, collectionneur aguerri et passionné de jeune « peinture » contemporaine.  Une rencontre a donc été organisée, il y a de cela plusieurs semaines, lors de laquelle le nom de Jose Almonte est apparu. Nous l’avons rencontré au mileiu de ses oeuvres, nous avons vu ses peintures et avons été impressionné par le magnifique travail de dessein sur Arches, qu’il est en train de développer en ce moment sur un thème complètement nouveau. En sortant de cette réunion, nous savions que nous avions notre troisième larron.

Voyez ici les œuvres majeures qui seront dans le catalogue de l’exposition, elles parlent d’elles-mêmes. Aucune concurrence entre elles, chaque artiste apporte sa participation au projet.


Jose Ramia Guzman
"El bejuco" - 2009
acrylique sur toile
114x142 cm
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Communauté : PEINTURES PASSION - Recommander

Présentation

Recommander

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés