Dimanche 28 juin 2009
Après ces quelques jours à tenter de retrouver mes sensations, il m’a fallu revenir très vite à une réalité moins poétique, plus rationnelle. C’est donc chargé de cet espoir fragile, comme
quoi la peinture ne m’avait pas quitté, que j’ai repris les avions pour retourner à mes devoirs.Il est plus rapide de revenir au productivisme et à l’efficacité que de se perdre dans le labyrinthe de sa sensibilité. 10 jours sans peindre, sans même avoir le temps d’y penser. Négociations, tractations, engagements, objectifs, moyens… Voilà les termes de ces derniers jours passés.
Alors, une fois tout cela fini, maintenant que le travail productif est momentanément terminé, je sais que je vais pouvoir revenir à l’essentiel, ne faire que sentir et ressentir. Plus de réveil le matin, les enfants ne vont plus à l’école, le rythme de la vie quotidienne se rompt et laisse place à nouveau à la peur du vide. Se laisser tomber dans l’inaction, se forcer à ne rien faire, écouter, regarder, sentir, goûter, toucher.
Je souffre de ces va et vient incessants, je les trouve parfois sordides. Ils doivent bien être dans ma vie pour une raison, rien n’arrive par hasard, ni pour rien.
Rien de tel que de retrouver la mer pour se sentir vivant, je ne voyagerai pas cet été, pas avant septembre. Je resterai là, sans projet particulier histoire de laisser venir à moi la nourriture essentielle.