Mardi 21 juillet 2009
Il y a un état qui m’a toujours effrayé, c’est l’ennui. Un grand philosophe, dont j’ai perdu le nom, disait que si
l’être humain a tant besoin d’être actif c’est pour éviter de penser à sa propre finitude.
Hors j’ai pourtant le sentiment de ne pas avoir peur de mourir. Je ne le souhaite pas certes, mais le sentiment d’avoir, jusqu’à ce jour, fait des choses qui me plaisaient tout au long de mon parcours ne provoque aucun regret et donc tout pourrait s’arrêter aujourd’hui sans impression d’avoir gâché ma vie.
Finalement dans la disparition, le problème est pour ceux qui restent. N’est-ce pas ?
Bref, tout cela pour dire que l’inaction complète est un état peu confortable et qu’il me faut donc le conscientiser pour l’aborder et profiter de ses bénéfices.
C’est ce que j’ai fait l’autre jour, ne pas se mouvoir, tourner en rond, se poser, lire, ne pas bouger. J’en ai pris conscience, j’ai laissé faire et j’ai juste observé.
Il m’est alors venue, en fin de journée, l’envie de prendre les pinceaux. J’ai commencé par prendre la plume et l’encre de chine et ai écrit mon ressenti du moment sans y réfléchir avant. Et puis j’ai peint par-dessus pour que la trace laissée par mon état reste à jamais figée dans le papier.
Hors j’ai pourtant le sentiment de ne pas avoir peur de mourir. Je ne le souhaite pas certes, mais le sentiment d’avoir, jusqu’à ce jour, fait des choses qui me plaisaient tout au long de mon parcours ne provoque aucun regret et donc tout pourrait s’arrêter aujourd’hui sans impression d’avoir gâché ma vie.
Finalement dans la disparition, le problème est pour ceux qui restent. N’est-ce pas ?
Bref, tout cela pour dire que l’inaction complète est un état peu confortable et qu’il me faut donc le conscientiser pour l’aborder et profiter de ses bénéfices.
C’est ce que j’ai fait l’autre jour, ne pas se mouvoir, tourner en rond, se poser, lire, ne pas bouger. J’en ai pris conscience, j’ai laissé faire et j’ai juste observé.
Il m’est alors venue, en fin de journée, l’envie de prendre les pinceaux. J’ai commencé par prendre la plume et l’encre de chine et ai écrit mon ressenti du moment sans y réfléchir avant. Et puis j’ai peint par-dessus pour que la trace laissée par mon état reste à jamais figée dans le papier.
Acrylique, sable et poisson mort sur papier Arches